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11/11/2013

Jean Michel Jarre - Arpegiator

 "Arpegiator" from album "The Concerts in China" 1982

        

21/01/2013

Jean Michel Jarre, le n° 1 de la musique électronique

1 janvier 1982

Si la cassette vidéo de sa plus récente production nous montre un Jean-Michel JARRE quelque peu déboussolé, ce n’ est la que pure fiction. L’artiste sait où il va, il maintient son cap: celui d’une recherche musicale intégrant I’informatique, la cybernétique à la musique. Résultat : un harmonieux cocktail musical à base de synthétiseur, son instrument fétiche. Planante, voila I’épithète qu’on peut accoler à sa musique. Lui qui se veut metteur en scène musical, il connaît son métier. Son paysage sonore flatte I’oreille. On apprécie ou on déteste 1′ originalité de ses compositions, question de goût et de sensibilité, mais en tout cas, elles ne suscitent pas I’indifférence.

II a besoin de sa tribu. -« Les artistes ont besoin de leur tribu, de leurs complices, de « l’Autre » livre-t-il. lIs ont noms: sa femme Charlotte Rampling, le photographe Jacques-Henri Lartigues, le peintre Jean-Michel Folon. Son univers inclut ses juke-boxes, son penchant pour le rétro, la nostalgie des années quarante ou cinquante. Côté biographie, son itinéraire se révèle très classique. Né à Lyon le 24 août 1949 d’une famille de musiciens, il gratte la guitare à 5 ans. Apres avoir décroché une licence de lettres, il aboutit au Conservatoire de Paris, puis se lance dans le rock et le pop. « Chaque époque doit avoir sa propre caisse de résonance, ses propres moyens de diffusion, ses médias… à la hi-fi, à la radio, à la TV doivent correspondre de nouveaux instruments, en l’occurrence ici le synthétiseur, qui est aussi authentique que le piano ou le violon. Comme eux, il permet d’exprimer toute la gamme des émotions et des perceptions. Pour toucher le public d’aujourd’hui, il faut se servir des médias d’aujourd’hui. » Et le public a réagi. Les 33 tours de Jean-Michel JARRE, Oxygène, sorti en 1976, Equinoxe, paru en 1979, se sont chacun vendu a 6 millions d’exemplaires ! Son talent, sa réussite commerciale nous font tiquer quand il avoue avoir hésité entre la peinture et la musique. Jean-Michel Jarre ne se cantonne pas au studio. II va a la rencontre du public. En 1971, il a été le plus jeune compositeur jamais joué à I’Opéra de Paris, ce temple de la musique classique livre pour un soir aux synthétiseurs. Le 14 juillet 79, un million de spectateurs applaudirent le concert donné place de la Concorde. Enfin, récemment, cinq récitals chinois ont séduit les foules pékinoises. Chaque fois le courant passe entre I’artisan de la musique électronique et le public emballé par ce son révolutionnaire issu d’un instrument du XXle siècle. Le temps n’est pas loin ou dans les académies de musique, on apprendra le solfège et le langage Basic ou Fortran. On lira les partitions sur l’écran de son computer domestique. Et les arpèges seront composés par microprocesseurs.,.

Dialogue à bâtons rompus

S.P. Jean-Michel JARRE. si vous deviez vous situer aujourd’hui dans le domaine musical, avec qui vous sentiriez-vous des affinités ?

J.-M. J. – II y a quelques années, il y avait des tas de ghettos extrêmement forts comme le classique, le jazz, ou le rock, C’était difficile de passer de l’un à l’autre. Maintenant, grâce au disque, ils coexistent et cohabitent assez bien. Personnellement, je me sens proche de compositeurs comme Mike Oldfield ou même Stevie Wonder. Les instruments actuels permettent au compositeur d’être son propre interprète, de tout faire, II s’exprime finalement comme un écrivain, un sculpteur, un peintre ou même un dessinateur. En définitive, il exerce son art de façon solitaire.

SP. – Le public est-il volontairement hermétique à d’autres formes d’expression que celles qu’il aime et auxquelles ii est habitué ?

J.-M. J. – Ce n’est pas volontairement, Les médias catégorisant. Y a-t-il une musique facile qu’on aime et une autre difficile que l’on doit comprendre ? Pas d’accord ! Cela dit, des règles aussi contraignantes sont en vigueur comme à l’opéra. Le jean a remplace le smoking, mais sur le plan des réactions, de l’état d’esprit, c’est pareil. Et les médias amplifient ce phénomène. C’est de leur faute si les amateurs d’opérette boudent le reggae ou vice versa. Les genres sont trop cloisonnés.

SP, – Faites-vous la synthèse de différents courants musicaux ?

J.-M. J. – L’originalité est importante. La nouveauté n’existe pas au niveau musical, mais bien dans les instruments utilisés. L’artiste de l’Antiquité ou du Moyen Age s’exprimait avec autant d’émotion que moi avec mon synthé ! Bien sur, je possède un passif culturel, que je filtre et qui m’influence.

SP, – Et la musique planétaire ?

J.-M. J. – Je me suis toujours très intéressé aux musiques extraeuropéennes, chinoise, indienne ou africaine. La musique occidentale représente la majeure partie de cet art d’un point de vue économique, mais pas du tout sur un plan culturel. Ma musique planétaire franchit les frontières musicales via le disque ou la cassette. Le synthétiseur s’adapte bien au haut-parleur, à la radio, à la TV, moyens techniques largement répandus et qui ouvrent I’ ère de la culture de masse.

SP, – Votre musique est difficile à reproduire ?

J.-M. J, – Non, grâce au disque justement. La reproduction de mes oeuvres pose évidemment un certain nombre de problèmes techniques et économiques. Un progrès essentiel a été accompli. C’est la première fois dans I’histoire de la musique qu’un musicien voit sa création se concrétiser dans quelque chose de tangible, de palpable, un 33 t. ou une bande magnétique. II y a un siècle, I’ Oeuvre disparaissait au fur et à mesure de son exécution. La partition mise a part, ce côté éphémère a été résolu.

« Mes cinq concerts en Chine ? Un choc pour les Chinois !»

Jean-Michel Jarre revient de Chine. II y a donné cinq concerts, 2 à Pékin et 3 à Shanghai. II a crée là-bas un véritable enthousiasme. La Chine d’après Mao renouait à cette occasion avec la musique occidentale. Pendant la révolution culturelle, la musique traditionnelle et occidentale, en effet, était frappée d’interdit. Certains musiciens récalcitrants eurent les mains broyées, car ils jouaient du Debussy ou du Ravel. Les récitals sont le couronnement d’un travail long et minutieux.

SP. – Comment y es-tu arrivé ?

J.-M. J. – Un an de préparation durant lequel j’ai fait des conférences pour expliquer mon projet. J’ai aussi exécuté des miniconcerts au conservatoire de Pékin. Les musiciens chinois ont collaboré. En partant d’une mélodie du folklore chinois, j’ai crée une musique originale de 15-20 minutes, mélange des instruments traditionnels les plus anciens et des synthétiseurs les plus modernes. lIs se marient très bien. On a répété par cassettes interposées jusqu’au résultat final.

SP. – Et les réactions ?

J.-M. J. – Pas de mauvaise surprise ni de déception. Bien au contraire, la popularité et le succès. Pour eux, il s’agissait d’une véritable révélation. lIs sont tellement avides de modernisme qu’ils ont accroché sans peine à la musique électronique. En fait, ils abordent la télématique en sautant toutes les étapes de I’industrialisation dans lesquelles nous, les Occidentaux, nous nous sommes englués. Pour moi, c’était I’occasion unique de jouer devant un public vierge. Les Chinois ne connaissent rien à notre musique. les Beatles, les Stones, jamais entendu parler ! lIs sont passés du luth à I’ordinateur sans transition, du 19è au 21è siècle.

SP. – Qu’est-ce qui les a le plus attirés ?

J.-M. J. – Le fait que la musique est complètement électrifiée les a étonnés. L’animation lumineuse les a ravis. les lasers passaient des mots français et des idéogrammes chinois. Les rayons font partie intégrante du spectacle. L’équipe au grand complet s’était déplacée : 60 personnes et 16 tonnes de matériel. Les concerts ont retransmis en direct à la radio et à la télé, d’où 500 milions d’auditeurs ! Visuellement, le show laser les a enthousiasmés. Il ressemble à la version ultra-moderne du feu d’artifice inventé par leurs lointains ancêtres. Et 47 ordinateurs, ça impressionne, non ?

SP. – Cette aventure aura-t-elle des suites ?

J.-M. J – Mon prochain disque sera sûrement influencé par le son chinois. Toute ma tournée a été filmée et un concert retransmis sur Europe I.
Le timing fixé par son imprésario lui coupe la parole. L’interview se termine, faute de temps. Monsieur Jarre a d’autres journalistes à rencontrer, et ce soir, il passe à la télé. BIouson de cuir rouge, Jean, les cheveux noirs mi-Iongs tombant sur les épaules, yeux marron, il parlerait bien des heures. Dommage, ce petit côté homme pressé. Quel nouveau bouleversement musical nous réserve-t-iI ? ! 

Bernard MEEUS

20/01/2013

JEAN MICHEL JARRE - The Concerts In China (French, English, Polish)


 Jean-Michel Jarre › Les Concerts en Chine 




15 titres - 79:03 min

  • 1 Ouverture (4:47)
  • 2 Arpégiateur (6:54)
  • 3 Equinoxe IV (7:49)
  • 4 Jonques de Pêcheurs au Crépuscule (9:38)
  • 5 L’orchestre sous la Pluie (1:29)
  • 6 Equinoxe VII (9:55)
  • 7 Orient Express (4:22)
  • 8 Chants Magnétiques I (0:21)
  • 9 Chants Magnétiques III (3:49)
  • 10 Chants Magnétiques IV (6:49)
  • 11 Harpe Laser (3:37)
  • 12 Nuit à Shangaï (7:02)
  • 13 La Dernière Rumba (2:11)
  • 14 Chants Magnétiques II (6:26)
  • 15 Souvenir de Chine (3:54)

En Octobre 1981, Jean Michel Jarre devient le premier artiste occidental à jouer en Chine depuis la mort de Mao Zedong. Cela a pris 2 ans de négociations avant que les autorités chinoises acceptent de voir le synthésiste Français foulé la terre Chinoise. 
Les habitants de Pékin et Shanghai seront les privilégiés. Et près de 150 000 spectateurs assisteront à cette fête étrange musicale, où Jarre et ses copains donnent 2 représentations électriques qui sidéreront et les Chinois, et les autres amateurs avec la sortie d’un splendide double album et d’une vidéo qui a, hélas mal vieillie. Les Concerts en Chine clôture aussi la 1ière chapitre de l’histoire musicale de Jean Michel Jarre ; soit sa période pleinement analogue et cosmique. Ouverture, qui ressemble drôlement à la 2ière partie des Chants Magnétiques, fraîchement sorti dans les bacs, ouvre ses concerts. 
On dirait une nouvelle adaptation qui est sublime avec un rythme plus lent, plus bouclé qui enchante avec une richesse sonore insoupçonnée et des solos aigus d’un synthé aux touches nerveuses. On reconnaît à peine le titre.Arpégiateur, un des titres inédits, suit avec un superbe synthé flottant, en boucle, avec les superbes percussions styles croquets métalliques hoquetants qui sont devenues la référence percussionniste de Jarre. Equinoxe IV suit, sur un tempo plus suave et plus lent, avec de vraies batteries, donnant une dimension plus rock à ce classique en devenir. 
Après cette pièce, nous avons droit aux premiers échantillonnages Polaroïd du voyage en Chine. Sur des voix Chinoises, on peut entendre un film photo s’enrouler aux sons des flashes, comme un touriste qui photographie tout ce qui bouge. La 2ième pièce inédite est une puissance orchestrale avec Jonques de Pêcheurs au Crépuscule. Un très beau titre qui allie les cordes et violons chinois aux souffles synthétiques cosmiques, harmonieux et sublimement mélodieux de Jarre. 
Un monument, un classique qui démontre la complexité créative de Jarre. Après un Band in the Rain bien chronométré, Equinoxe VII prend un tout autre tournant avec la foule chinoise qui scande et tape des mains avec une solennellité respectueuse et clandestine. Une belle adaptation avec les multiples synthés disponibles. Autre nouveauté; Orient Express avec un rythme soutenu, synthé sobre et mélodieux qui progresse sur un bourdonnement intense, des percussions claquantes et des solos sinueux. 
Abasourdis, les Chinois entendent un jeu de ‘’ping pong‘’ virtuel sur Magnetic Fields I. Original et craquant, le titre se fond sur un ‘’sampler‘’de gare, introduisant le suave Magnetic Fields III et le superbe Magnetic Fields IV qui sont rendus avec une justesse qu’on n’aurait pas cru possible. Autre élément fort des concerts de Jarre est la harpe laser qui étonne, tant par son étrangeté que par les harmonies qui en dégagent. 
Pas tout à fait au point, elle se fond aux multiples ‘’samplers‘’ qui meublent l’espace temps et qui amènent un titre hautement atmosphérique. Shangaï Nights déroule ses boucles analogues avec finesse sur des percussions non agencées et des strates hurlantes qui se mélangent habilement aux cordes symphoniques. Après une dernière visite à Magnetic Fields, le concert se termine avec un autre inédit; Souvenir of China où la mélancolie habille ce titre qui progresse sur des strates lourdes et enveloppantes, de belles percussions et les ‘’samplers‘’ d’une caméra qui fige ses derniers souvenirs. 
Les Concerts en Chine est une œuvre remarquable. Un genre de compilation où Jarre donne une nouvelle étoffe à ses pièces, avec le support d’un groupe fort bien aiguisé et d’un orchestre symphonique à la sonorité unique. 
Un souvenir intemporel qui s’écoute, près de 25 ans plus tard, avec le même charme et le même engouement. 
Un incontournable pour les fans de Jarre et une très belle façon de découvrir ce diplomate culturel mondial. (samedi 28 octobre 2006)






20 décembre 2010

In October, 1981, Jean Michel Jarre becomes the very first Occidental artist to play in China since Mao Tse Tung death. It took 2 years of negotiations before the Chinese authorities agree to see the French synthesist set foot on Chinese land. Peking and Shanghai inhabitants will be the privileged persons to welcomed Jarre. And nearly 150 000 spectators will attend this strange musical celebration, where Jarre and his friends give 2 electrifying electronic concerts that flabbergasted and the Chinese people and other fans with the release of a splendid double album and also a video that, on the other hand, regrettably badly aged. Les Concerts en Chine also closed the first chapter of Jean Michel Jarre musical history; either his fully analog and cosmic areas.



Overture, which sounds pretty like the second part of Les Chants Magnétiques which was freshly release opens this concert. It sounds a bit different though with a slower and loopier rhythm which enchants with an unsuspected sound richness and acute synth solos with nervous touches. 
Even if we clearly recognize the inspiration, we hardly recognized it main structure. Arpégiateur, one of the unreleased tracks on Les Concerts en Chine double album, follows with a magnificent synth of which layers float in loops with those intriguing metallic percussions that collide like hiccoughing croquets which became the reference in e-percussions for Jarre. 
Equinoxe IV follows, on a more suave and slower tempo, with real drum strikes, giving a more rock dimension to this classic to be. After this track, we have rights of the first Polaroid sounds samplings of this China travel. 
On Chinese voices we can hear photo film unwind with sounds of flashes, as a tourist taking photographs of all what moves around him at night. The 2nd unreleased track is a powerful orchestral one in Jonques de Pêcheurs au Crépuscule. A superb track that allies Chinese strings and violin with cosmic, harmonious and sublimely melodious synth breezes. 
A monument and a classic which demonstrates Jarre creative complexity. After Band in the Rain, Equinoxe VII takes a quite different bend with the Chinese crowd, chanting and clapping their hands with a respectful and secret solemnity. A fine adaptation, with all those synths on stage that are creating a huge synth festival.
Other new track; Orient Express which goes on a sustained rhythm with slamming percussions and a sober and melodious synth which progress on intense humming and sinuous solos. Astonished, Chinese crowd hears a game of virtual ping-pong on Les Chants Magnétiques I.

Original and totally stunning, the track is melting on railways samplers, introducing both gorgeous Les Chants Magnétiques III and Les Chants Magnétiques IV, which are played with a justness that we couldn’t think being possible. 
Simply impressive! Other strong element of Jarre concerts is the harp laser which amazes, both by its strangeness and harmonies which free out of it. Not completely in tune, this laser harp is melting to multiple samplers which fill out time and space and which bring a highly atmospheric mood. 
Shangaï Nights unwinds its analog loops with fineness on out of keys percussions and howling strata which mix ably with symphonic strings. 
After a last visit to Les Chants Magnétiques the concert ends with another unreleased track; Souvenir de Chine where melancholy dresses this track which progresses on heavy and wrapping strata, nice percussions and samplings of a camera which fidgets these last souvenirs.
Les Concerts en Chine is a remarkable work. A kind of compilation where Jarre gives a new breathe to some of his music, with the support of a very well sharpened group and a symphonic orchestra with a unique sonority which is a timeless souvenir that we listen to, nearly 25 years later, with the same charm and infatuation. 

A must to all fans of Jarre and a very beautiful way to discover this world cultural diplomat!

Sylvain Lupari (2006)

Source: synthsequences

 

 Październik 1981. JMJ staje się pierwszym zachodnim artystą występującym w Chinach po śmierci Mao Tse Tunga. Negocjacje z chińskimi władzami trwały 2 lata, w końcu Francuz pojawia się w Pekinie. To Pekin i Shanghai będzie się cieszył. Blisko 150 tysięcy widzów weźmie udział w tym dziwnym muzycznym świętowaniu, gdzie Jarre i jego przyjaciele dają elektryzujące, elektroniczne koncerty. Jakie to było zaskoczenie, gdy wyszedł ten podwójny winyl i wideo. Według mnie już nieco trąci myszką. Les Concerts En Chine zamyka pierwszy rozdział kariery muzyka. Muzyczna historia kosmicznych przestrzeni i analogów dobiegła końca. 

Jean Michel Jarre - The Concerts In China


Uwertura, która jest drugą częścią Le Chants Magnetiques (świeżo wydany) - pięknie rozpoczyna całość. Brzmi to nieco inaczej, z wolniejszym zapętlonym rytmem utwór,  urzeka swym nieoczekiwanym bogactwem dźwięków. Ostre syntezatorowe solo z nerwem.
Nawet jeśli wyraźnie rozpoznajemy intonację, to w sumie struktura mocno zmieniona. Apregiateur, nowy numer porywa wspaniałymi synthami, których pokłady i warstwy płyną w zapętleniach, podparte tymi intrygującymi metalicznymi instrumentami perkusyjnymi.

To stało się wkrótce wizytówką mistrza w rytmicznych kawałkach. Equinoxe IV rozpoczyna wolniej, słodkawo z naturalnymi bębnami, co daje bardziej rockowy wymiar tej kompozycji.
Potem mamy te slajdy z polarojdowym trzaskiem – pokazują różne samplowane obrazy. Podróż po Chinach. Chiński język, trzask migawki, przewijany film, odgłosy flesza sugerują  zapadający zmierzch.

Kolejny nowy utwór;  Jongues De Pecheurs Au Crepuscule czaruje orkiestrowym rozmachem, wspaniały utwór łączący chińskie smyczki i skrzypce z kosmicznym harmonijnym, delikatnym, syntetycznym powiewem. To pomnik, klasyk reprezentujący złożoność Jarre’owskiej twórczości.
Po Band In The Rain, Equinox VII skręca całkowicie w kierunku chińskiej widowni, skandując, zachęcając do klaskania, ale jest w tym dużo nieśmiałości.

Fajna interpretacja, z tymi wszystkimi gratami na scenie, tworzy wielki festiwal syntezatorowy. Całkiem nowy numer – Orient Express z mocnym rytmem, konkretna melodia syntha, którego pobrzękiwanie daje podkład pod faliste solo.

Zdumieni chińczycy obserwują wirtualna grę w ping ponga przechodzącą w odgłosy rozjazdu kolejowego, świetny Magnetic Fields II i IV. Wszystko jest możliwe. Imponujący fragment. Mocnym elementem jarrowskich koncertów jest harfa laserowa, zachwyca swą niecodziennością i harmoniami.

Nieco atonalna harfa ginie w zwielokrotnionych samplach, które wypełniają czas i przestrzeń, przynosząc niezwykły klimat. Shanghai Nights rozwija swoje analogowe pętle, sample perkusyjne, sekwencje i łkający syntezator umiejętnie wpleciony w symfoniczne smyczki. Last Rumba.
Powrót do Magnetic Fields i kolejny nowy utwór, zamykający płytę – Souvenir of China, melancholijny z ciężkimi pokładami, które zachodzą na siebie progresywnie.

Świetne perkusonalia i sample aparatu fotograficznego, którego właściciel „strzela” ostatnie foty. Bo już pora na odjazd. Au revoir la Chine.


Te chińskie koncerty to znacząca robota. Pewien rodzaj kompilacji w której Jarre tchnął nowego ducha swej muzyce. Z poparciem świetnych muzyków, symfonicznej orkiestry, tworzy unikalne sonority. To ponadczasowa pamiątka, którą możemy być oczarowani po latach. Przymusowo dla wszystkich fanów Jarre’a, to sposób na odkrycie mistrza – dyplomata światowej kultury.
          

Source: muzycznyesflores